vendredi 12 décembre 2008

Le misogyne du mois de décembre 2008

Dans quelques jours nous allons fêter Noël, nous sommes aussi dans une année jubilaire œcuménique particulière, (tu n'as pas compris ce qu‘ "année jubilaire œcuménique" veut dire, va sur ce site), il me semblait presque naturel de nommer aujourd'hui un des Pères de L'Église pour le titre de misogyne du mois de décembre 2008: Saül de Tarse dit Saint Paul (10-65).


Il faut se rendre à l'évidence, l’Église n'a jamais beaucoup aimé les femmes, pourtant j'ai beau lire et relire les évangiles, je ne peux que constater une chose: Jésus respectait les femmes autant que les hommes et s'adressait à elles comme à n'importe qui. Elles sont nombreuses dans les assemblées où Jésus prêchait la bonne nouvelle, elles l'accompagnent dans ses déplacements et sont les seules présentes parmi ses fidèles le jour de sa crucifixion et de son agonie. C'est encore à des femmes qu'il est apparu le premier à la porte de son tombeau et c'est à elles à qui il demande d'annoncer sa résurrection.


Non vraiment il n'y a rien dans le témoignage de la vie de Jésus qui peut justifier la place à part qu'attribue l'Église à la femme.
Il n'y a que par la voix de certain de ses apôtres, de ses chefs et autres guides spirituels dont fait parti Saint Paul que le mépris des femmes existe.


Saint Paul est né Juif et était très actif dans sa communauté religieuse. Il mettait beaucoup de zèle à persécuter les premiers chrétiens. Ce n’est qu’après une apparition de Jésus sur le chemin qui le menait à Damas, que Saint Paul se convertit et s’auto proclamera apôtre du Christ. Il prêchera la bonne parole dans toute l’Asie mineure ainsi que chez les grecs et les romains.


Même si Saint Paul centre son enseignement sur la vie de Jésus, il en livre néanmoins une interprétation de ce qui lui semble juste, fruit de sa propre réflexion et en accord avec la doctrine de l’Ancien Testament. « Au sujet des personnes non mariées je n’ai pas d’ordre du Seigneur, mais je donne un avis, en homme qui a reçu du Seigneur la grâce d’être digne de confiance » Corinthiens, première épître v 7.25Aux autres ce n’est pas le Seigneur, c’est moi qui dis (...) » Corinthiens, première épître v 7.12.

Saint Paul va s’appuyer sur le mythe du péché originel et sur la loi en vigueur pour justifier et recommander aux nouveaux croyants de traiter différemment les femmes, de les écarter des décisions et de l‘édification de la foi. Ainsi, voici donc la place que Saint Paul réserve aux femmes,en complète contradiction avec la confiance que leur accordait Jésus:


« Comme dans toutes les églises des saints, que vos femmes se taisent dans les assemblées, car il ne leur est pas permis d’y parler, mais elles doivent se soumettre, comme le dit aussi la loi. Si elles veulent s’instruire sur quelque chose, qu’elles interrogent leur mari à la maison, car il est inconvenant pour une femme de parler dans l’église. »
Corinthiens, première épître v 14.34 et v 14.35


"Femmes, soumettez vous à votre mari comme au seigneur, car le mari est le chef de la femme comme le Christ est le chef de l'Église qui est son corps et dont il est le sauveur. Mais tout comme l'Église se soumet à Christ, que les femmes se soumettent en tout à leur mari"
Ephisiens, v 5.22 à v 5.24

"De même, je veux aussi que les femmes, habillées d'une manière décente, se parent avec pudeur et simplicité, non avec des tresses, de l'or, des perles ou des toilettes somptueuses, mais plutôt avec des oeuvres bonnes, comme cela convient à des femmes qui affirment honorer Dieu. Que la femme s'instruise paisiblement, dans une entière soumission. Je ne lui permets pas d'enseigner et de dominer sur l'homme, mais je lui demande de garder une attitude paisible. En effet Adam n'a pas été trompé alors que la femme, trompée, s'est rendue coupable d'une transgression."
Timothée, première épître, v 2.9 à v 2.14

"Je veux cependant que vous sachiez ceci: Christ est le chef de tout homme, l'homme est le chef de la femme et Dieu est le chef du Christ. Tout homme qui prie ou qui prophétise la tête couverte déshonore son chef. Toute femme, en revanche qui prie ou qui prophétise la tête non couverte déshonore son chef à elle. En effet, c'est exactement comme si elle était rasée. Si une femme n'a pas la tête couverte, qu'elle se tonde aussi les cheveux. Et s'il est honteux pour une femme d'avoir les cheveux tondus ou d'être rasée, qu'elle se couvre donc la tête.
L'homme n'est pas tenu de se couvrir la tête, puisqu'il est l'image et la gloire de Dieu; la femme, elle, est la gloire de l'homme. En effet ce n'est pas l'homme qui a été tiré de la femme, mais la femme qui a été tiré de l'homme et ce n'est pas l'homme qui a été crée à cause de la femme mais la femme à cause de l'homme. Voilà pourquoi, à cause des anges, la femme doit porter sur la tête une marque d'autorité"
Corinthiens, première épître, V 11.3 à v11.10

Souvent je me demande, ce qu’aurait été notre vie, sans des personnages comme Saint Paul ou autres commentateurs de la Bible qui sont capables de demander aux croyants, d’aimer son prochain comme soi même et d’expliquer des phrases fortes comme « que celui qui n’a jamais pêché jette la première pierre » et quelques lignes plus tard d’oublier ces paroles censées pour ne revenir finalement qu’à la Tradition.

3 commentaires:

Anonyme a dit…

Et pourtant les femmes sont le plus sûr soutien de l'Eglise : on connaît les grenouilles de bénitiers, les souris de sacristies...
C'est que malgré tout elles doivent considérer que cette institution de mise en esclavage du genre humain qu'est l'Eglise Catholique leur apporte quelquechose de globalement positif...

Le soutien des femmes à lEglise est la preuve la plus parfaite de leur infériorité fondamentale...

MademoiselleSix a dit…

@anonyme: et les "pères" de l'Eglise sont des mères peut-être? et n'est-il pas plus raisonnable de penser que les "grenouilles de bénitier" comme vous dites sont des femmes qui sont trop souvent tombées sur des hommes...disons, pour rester polie, comme vous et qui ont cherché une figure masculine capable de compassion?
Merci pour ce post, je n'aévais jamais envisagé Jesus comme un féministe ni pensé à la distinction que l'on peut établir entre le prophète et ses apôtres à ce sujet.

gilbert a dit…

les peressde le glise ont fait lemieux quil pouvaient . des femmes en colere contre la supposee mysogynie cest pas de bonne augure