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jeudi 5 juin 2008

Défendons le droit des femmes


Après le jugement du tribunal de Lille qui a annulé le 1er avril dernier un mariage au motif que l’épouse avait menti à l’époux sur la « qualité essentielle » qu’est sa virginité, l’association Ni putes ni soumises appelle à manifester samedi 7 juin, à Paris et dans toute la France, « afin de défendre le droit des femmes ».

À Paris, la manifestation aura lieu à partir de la place d'Italie. Plusieurs d’entre nous (de l'association chiennes de garde) s’y joignent en tant que féministes, et vous donnent rendez-vous au coin de l’avenue de Choisy à 14h30, derrière notre banderole LES ÊTRES HUMAINS NE SONT PAS DES MARCHANDISES.



Voir, sur le site Ni putes ni soumises, le texte « Virginité : un verdict qui tombe comme une fatwa »
http://www.niputesnisoumises.com/actualite.php?numactu=191

lundi 2 juin 2008

La justice est aveugle

Tout le monde a parlé ou parle encore de l'annulation du mariage prononcée récemment par le tribunal de grande instance de Lille. Le fiancé a utilisé l'article 180 du code civil pour pouvoir "répudier" sa nouvelle épouse qui a menti sur une de ses "qualités essentielles" exigée pour célébrer cette union à savoir sa virginité.

Même si le juge n'a pris en compte que le mensonge pour rendre sa sentence, on ne peut pas passer à coté des motivations religieuses de l'ancien mari et sa vision misogyne de la femme (qui n'est plus considérée comme pure à partir du moment où elle a pu avoir des relations sexuelles avant de connaître son fiancé)


La loi, notre loi en raison de ses imprécisions et de ses procédures trop strictes peut donner raison et défendre des points de vus sexistes. C'est sous son autorité qu' une de nos concitoyennes se retrouve humiliée et rabaissée.

Ce n'est pas la première fois qu'on se retrouve devant une affaire hallucinante où la justice se trouve prise au piège par ses propres lois.

Une femme, Aynour B. est hospitalisée en 2003 après avoir été victimes de violences de la part de son mari. Elle porte plainte et se réfugie avec ses deux enfants auprès de l'association Sedire. Une information judiciaire est ouverte à l'encontre de son mari qui retourne vivre dans son pays natal pour échapper à l'instruction. La plainte est classée sans suite et trois ans après les faits, alors que le divorce est toujours en cours, le mari revient en France et cherche à retrouver sa femme. Il se tourne vers l'association qui a aidé son épouse pour connaître sa nouvelle adresse en invoquant son droit le plus stricte de voir ses enfants et d'exercer sur eux son droit de surveillance. L'association au vu du caractère violent du mari et du danger manifeste qu'encourt son épouse refuse bien évidemment de lui donner.

Il porte plainte contre sa femme et l'association Sedire pour soustraction d'enfant et obtient gain de cause. Même si l'association représentée par son ancienne directrice Mauricette Sauvigon a été relaxée, la cour de justice de Dunkerque a condamnée sa femme à trois mois de prison avec sursis et 800 euros d'amende.


Sans parler de l'immoralité evidente du mari qui n'a pas l'ombre d'un sentiment de culabilité, il ne faut pas oublier son avocate! Déontologiquement une avocate est tenue de défendre n'importe quel accusé mais pas d'accompagner le premier salopard venu dans sa demarche malhonnête de profiter des faiblesses du système.


lundi 26 mai 2008

En basket et en Hijab

J’adore faire du sport. Au delà du gain esthétique que m’apporte une activité sportive régulière, il m’a permit de me réconcilier avec mon corps, d’en prendre conscience différemment, de mieux me nourrir parce qu’il m’a donné une bonne raison de le faire, de me motiver en me posant des défis réalisables bref de me sentir mieux avec mon apparence. Tout simplement.

Dans le club où je vais m’entraîner, il n’y a pas de sportifs de haut niveau, personne ne prépare les JO de Pékin, il n’y a que des gens qui s’efforcent d’améliorer leur image, de la nouvelle encore un peu boudinée dans son jogging qui cherche à effacer des années de complexe au bodybuildé surprotéiné qui vient surtout pour frimer.

Mais on est tous là pour les mêmes raisons, pour être au mieux de notre forme et le plus agréable possible à regarder.

Alors quand je l’ai vu elle, débarquée dans la salle de gym, je n’ai pas compris:


Peu importe le point de vue que l'on a sur la religion, sur le voile, sa nécessité ou sa désuétude, il y a un sacré paradoxe à venir voiler dans une salle de fitness, un endroit où justement on chérit son corps, on l’entretient et où on le soigne pour mieux pouvoir le montrer après.

Il faut avoir des principes pour décider de porter le voile, j’imagine qu’on ne se réveille pas un matin en se disant que ce serait mieux de sortir avec un bout de tissu sur la tête.

Quelles que soient ses raisons (pudeur, chasteté, affirmation de son appartenance à l‘islam, humilité, soumission à dieu, etc), l’intérêt premier du voile, celui pour lequel on le porte, c’est de se soustraire au regard des autres.

Je suppose que ses motivations à porter le voile doivent être en accord avec sa décision de venir dans un lieu de culte assez éloigné des préoccupations spirituelles.
Mais selon la charia (la loi islamique), le voile ne doit pas attirer le regard, sinon il ne sert strictement à rien.

Sur ce dernier point, je n’arrive pas à comprendre cette jeune femme qui a bien du se rendre compte le jour où elle s’est inscrite et qu’on lui a fait visiter la salle, que son hijab n’allait sûrement pas passer inaperçu, ne serait ce que pour l’inconfort de sa tenue pour faire du sport.

J’ai toujours eu beaucoup de respect pour les croyant.e.s mais pas beaucoup pour les religions justement parce qu’elles poussent à des comportements schizophrènes, à la limite de l’absurde.

dimanche 17 février 2008

Au détour d'une conversation...

Avez-vous remarqué comment les idées reçues ont la vie dure et surtout comment elles s’appuient sur l’indétrônable « on m’a dit ».
Hier, une de mes clientes qui a confondu ma condition de salarié avec celui d’esclave en gilet vert qui fait ce que je lui dis parce que le client est roi et surtout qui doit écouter avec le sourire tout ce que j’ai à lui dire parce que je suis plus intelligente qu’elle sinon elle ne serait pas libraire à la F…, a finalement terminé son monologue par:

- oui mais bon quand même, je ne vois pas comment on peut être d’accord avec ça (je ne sais pas à quoi le « ça » fait référence, je n‘ai pas écouté) mais quand on regarde les sociétés primitives, on voit bien que c’est l’homme qui a toujours dominé, c’est normal, c’est lui qui ramenait la nourriture, même dans les sociétés matriarcales, ça a toujours été comme ça et ce n’est pas pour rien. Les hommes ont un truc en plus.

- Quand vous vous demandez qui a peint les grottes de Lascaux, vous vous imaginez immédiatement un homme ou un groupe d’hommes? Pas une femme ou un groupe de femmes et encore moins des femmes et des hommes ensemble. Pensez vous que c’était réellement le cas ou ne croyez vous pas plutôt que votre vision de l’Histoire n’est absolument pas objective et que les éminents anthropologues qui vous ont probablement inspiré cette théorie, ont cherché à comprendre l’évolution de notre espèce en se basant sur les même distinctions et distributions des rôles qui existent entre nos deux sexes aujourd’hui?

Les travaux de Mme Gimbutas vont à l’opposé de cette figure sexiste et parlent de sociétés anciennes qui ne sont pas basées sur la discrimination sexuelle. Pour ma part, je dois vous avouer que je n’en sais rien, mais mon bon sens m’oblige à me poser la question et ne rien admettre sans chercher à en savoir plus.

Mais partons du principe que vous avez raison, l’homme a toujours dominé la femme. Est il raisonnable pour autant de lui attribuer une valeur supérieure à la femme? Devons nous considérer cette différence comme « naturelle » propre à notre espèce ou chercher une explication en dehors de toutes considérations anatomiques ou génétiques? (lire ou relire Albert Jacquart, Lévi-Strauss, Jared Diamond etc…)
Vous dites qu’il en a toujours été ainsi. Et alors? Est-ce un argument suffisant pour continuer à organiser nos sociétés sur cette distinction.
Par analogie, il y a toujours eu des pauvres et des riches, mais nous considérons cela comme une injustice et nous cherchons un moyen efficace d’y remédier.
Rien ne peut justifier ou défendre la prédominance d’un sexe sur l’autre.
Évidemment ma cliente a tourné les talons au moment où je devais prononcer les mots « pensez-vous que… » mais, qui sait, le hasard la ramènera peut être sur mon blog.

mercredi 30 janvier 2008

Un moment de fainéantise et... une polémique

Qu'il est agréable de ne rien faire, assise tranquillement dans son canapé à regarder la télévision. Dimanche soir dernier, France2 rediffusait Braveheart ou la vie romancée de William Wallace héro de la guerre d'indépendance écossaise du XIIIème siècle.

Dans le film, l'affreux roi d'Angleterre Édouard le Sec impose une loi, la "Prima Nocte", à ses vassaux écossais. Cette loi autorise les seigneurs anglais à passer avec une jeune mariée la première nuit de ses noces. La scène suivante, un seigneur anglais vient effectivement réclamer son "du" et repart avec la jeune mariée sous les yeux impuissants de son mari et de William Wallace.

Mon cher et tendre mari épouvanté par autant d' atrocité me demande si ça s'est vraiment passé comme ça. Je lui répond que oui, qu'en France on appelait ça le droit de cuissage... Je cherche dans ma mémoire où j'avais pu lire que c'était le cas et d'où je connaissais l'expression "droit de cuissage". J'ai abandonné le film et me suis mise sur internet.

Quelle surprise de constater que l'existence ou non de cette loi est sujet à polémique et a fait l'objet de deux livres! Celui de Marie Victoire Louis qui affirme l’existence du droit de cuissage et celui Alain Boureau, qui affirme que le droit de cuissage est un mythe construit de toute pièce.

M Boureau part du principe qu'aucun texte de loi ne fait mention du droit de cuissage, (ce qui est vrai) et précise que les termes cuissage, jambage ou culage sont apparus dans la langue française au plus tôt au XVème siècle (ce qui est également vrai). Fausse loi issue de phantasme, d'une caricature barbare du Moyen Âge qu'il tient à tout pris à réhabiliter.

Mais l’historien ne se pose pas la seule question qui était vraiment importante: le droit de cuissage était-il une réalité pour les femmes, inscrit ou non dans la loi, nommé ou pas de la même façon? Car qu’entend on par droit de cuissage si ce n’est le droit que s’accorde un être humain socialement plus fort de profiter de sa position pour soutirer des faveurs sexuelles. Les femmes étaient elles harcelées sexuellement au Moyen Age ou a t-il fallu attendre le XXème siècle pour constater cette pratique? Au XIXème et au XXème siècle il n’existait pas de loi qui autorisait un patron ou toutes autres personnes plus élevées dans la hiérarchie d’utiliser son autorité pour imposer un rapport sexuel pourtant on ne peut que constater la réalité de cette pratique,(si un doute subsiste, relisez Zola).

Ce qui est consternant dans le livre de M Boureau, c’est la facilité avec laquelle il passe à coté de son sujet pour ne s’intéresser qu’à une controverse de gratte papier! Il était juste de sa part de rétablir l’inexistence de cette loi, il était primordiale d’aller un peu plus loin que la vérité juridique. A croire que la domination masculine est un mythe et l’oppression des femmes une hystérie collective contemporaine!

jeudi 10 janvier 2008

A Poil !!!!


Le Nouvel Observateur voulait rendre hommage à Simone de Beauvoir dans un numéro spécial sur le centenaire de sa naissance. Que trouve t-il judicieux de mettre en couverture? Une photo intime d'elle où elle pose nue.


Pour ceux qui ne seraient pas au courant, notre très chère Simone est la mère spirituelle du mouvement féministe, elle a essayé de décrire la réalité féminine de son époque, de montrer comment une femme est systématiquement confinée à son sexe, méprisée, utilisée et asservie. Elle voulait pour chacune d'entre nous une vie libre où on pourrait enfin s'évader de la sphère qui nous a été assignée. Elle avait une vie sexuelle affranchie des convenances qu'elle ne cachait pas mais qu'elle n'étalait pas non plus. Elle voulait qu'on nous laisse tranquille avec notre corps et les obligations qui vont avec. Je vous assure que la montrer nue ne rend grâce ni à son oeuvre ni à sa vie.


Objectivement, je trouve cette situation assez cocasse. Comment on t il pu avoir une idée aussi saugrenue! Auraient ils pensé à la même chose pour Albert Camus ou Émile Zola. J'imagine assez mal une photo de Jean Paul Sartre, allongé nu sur son divan faire la couverture du magazine qui titrerai "L'existentialiste est un libertin" en hommage au philosophe. Mais ce n'est pas parce que j'ai le sens de l'humour que je ne peux pas m'indigner.

Je sais que la rédaction du Nouvel Observateur n'est pas misogyne et n'avait pas de mauvaises intentions. Et c'est là où réside le problème et toute la difficulté de notre lutte.
A l'époque de Simone, ils existaient deux clans: celui qui pensait que les femmes ne valaient pas grand chose et celui qui au contraire défendait ses droits. Aujourd'hui le cliché du macho grande gueule qui ne trouve son intérêt dans la compagnie d'une femme que pour faire le ménage et lui assurer une progéniture est assez loin. Mais pas encore assez... Aujourd'hui on ne se bat pas contre une idéologie mais contre une façon de vivre, une survivance de cette époque. La domination masculine a imprégné notre société jusque dans nos comportements. Il est impossible de concevoir nos relations avec autrui quel qu'il soit sans les hiérarchiser.


Il est de notre devoir d'identifier ces comportements et de les modifier;
Alors messieurs et mesdames du Nouvel Observateur, je vous le dis sans animosité, excusez vous pour cette photo malencontreuse. Simone était une femme, certes, mais c'était surtout une philosophe et une écrivaine et c'est pour ça qu'on se souvient d'elle!


ce post a été envoyé à M Jean Daniel, redacteur en chef du novel Obs à l'adresse suivante jdaniel@nouvelobs.com

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Voici le deuxième mail adréssé au nouvel obs:


Cher Monsieur Daniel,


Bien sur je n'imaginais pas recevoir une réponse dans les cinq minutes à mon courriel du 11 janvier dernier et votre mutisme ne m'étonne pas (souvenezvous, les fesses de Simone en couverture, moi pas contente, moi expliquer vous grand outrage, moi demander vous excuses)...


je suis juste un peu déçue mais j'ai bien l'impression que c'est une habitude à prendre avec vous.


Monsieur Daniel, auriez vous un ego mal placé pour ne pas reconnaître une erreur et revenir dessus? Je connais la position de votre équipe éditoriale sur le sujet: "On voulait donner une image moderne ( montrer une femme nue à ne pas en douter c'est une vision très moderne de la femme...), la photo lui rend hommage, elle est très belle (vous l'avez quand même retouchée, grande philosophe ou pas, l'idée d'un peu de cellulite en couverture ne vous semblait pas vendeur?) elle serait partie dans un grand éclat de rire envoyant la photo ( bizarrement je n'en suis pas aussi sure que vous, peut être parce que j'ai lu ses livres. Si vous avez besoin d'une fiche delecture sur le deuxième sexe pour vous rafraîchir la mémoire, faites moi signe!)


Vous n'êtes donc pas décider à prendre un peu de recul et comprendre que vous avez blessé une grande partie de vos abonnés et aussi des lecteurs potentiels (je sens que l'argument économique fait mouche!).


Pourquoi ne pas réunir votre géniale équipe éditoriale, réfléchir sur la polémique et faire un dossier sur le féminisme dans votre prochain numéro(je vous préviens, ne comptez pas sur moi pour montrer mes fesses!)


Voilà une bonne façon de vous rattraper...
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la réponse, enfin, mais pas de jean Daniel mais de Véronique Cassarin Grand (vcassaringrand@nouvelobs.com) qui a quand même signé au nom de M Daniel


Madame,


La publication de la photographie de Simone de Beauvoir nue en couverture de notre magazine m'a parue nettement regrettable mais en aucun point déshonorante, et ne justifiant pas, en tout cas, les propos hostiles etinjurieux qu'elle a parfois provoqués.


Jean Daniel

mercredi 2 janvier 2008

Le saviez-vous?

A paris il est toujours illégal pour les femmes de porter un pantalon!!
Une ordonnance du 16 brumaire de l'an IX déclare en effet que "toute femme désirant s'habiller en homme doit se présenter à la préfecture de police pour en obtenir une autorisation" Personne n'a pensé à supprimer ce texte. Deux circulaires, une en 1892 et l'autre en 1909, en limitent la rigueur et autorisent les femmes à porter un pantalon seulement si elles tiennent par la main un guidon de bicyclette ou les rênes d'un cheval!

Quand en 1969, un conseiller de Paris demande au préfet de revoir cette ordonnance celui-ci répond: "il est sage de ne pas changer les textes auxquels les variations prévisibles ou imprévisibles de la mode peuvent à tout moment rendre leur actualité"

En 2003 un député demande à la ministre déléguée à la parité et l'égalité professionnelle de revenir sur cette interdiction, la ministre répond que: "pour adapter le droit à l'évolution des moeurs, la désuétude est parfois plus efficace que l'intervention".
D'accord, mais l'ordonnance est toujours en vigueur el les femmes n'ont toujours pas le droit officiellement de porter un pantalon. Il est juste que cette ordonnance absurde soit abolie!

J'envoie donc immédiatement un mail à Mme Jocelyne Mongellaz actuellement chargée de mission départementale.
On verra bien ce qu'elle répondra.


Information trouvé dans "Le Droit Des Femmes" chez Dalloz sous la direction de Mme Evelyne Pisier

dimanche 30 décembre 2007

Qu'avons nous gagné?


Depuis que l'écriture existe aucun groupe n'a jamais été autant dévalorisé et critiqué que les femmes. Depuis plus de 16 000 ans on se fait taper dessus sans relâche. On nous a reprochées tous les travers du monde, on nous a maudites, torturées, violées et assassinées. Chaque siècle a vu pour nous des évolutions puis un sanglant retour en arrière.
Aujourd'hui, qu'avons nous gagné?
Le droit de se faire avoir comme les hommes, le droit de travailler pour enrichir quelqu'un d'autre, le droit de s'asservir à d'autre loi inégalitaire.
On a tellement culpabilisé d'être soumise qu'on a oublié que leur système n'est pas un modèle à suivre. Qu'est ce qu'on a imaginé? Qu'il fallait faire comme eux, devenir eux et que tout irait bien ensuite. Que sortir du foyer et entrer dans le monde merveilleux du travail allait nous rendre plus libre! Comment avons nous pu accepter des règles du jeu qui ont été établies par les salopards qui nous ont soumises! Depuis le temps que nous sommes mises à l'écart de tout, ça devait nous crever les yeux qu'on allait encore une fois se faire avoir. S'intégrer dans un monde masculin après tout ce qu'une femme représente pour lui et tout ce qu'être un homme sous-entend,c'est essayer d'attraper la lune en tendant les bras!

Je veux pouvoir respecter les autres sans me faire traiter de bécasse, je veux avoir d'autre choix qu'être une ménagère ou une carriériste, je veux ni être riche ni être pauvre, j'en ai marre de devoir être bonne et de me faire insulter quand je le suis pas, je réclame le droit pour chacun qu'on lui foute la paix avec ses origines, son orientation sexuelle, sa couleur de peau et surtout avec ses chromosomes XX ou XY.

Je rêve d'un monde où le concept de dualité n'existe plus. Elle est la représentation que se fait l'homme de la nature des choses, elle est sa meilleure excuse pour rester ce qu'il est parce qu'il se met toujours du "bon" coté.
Il faut massacrer l'homme et supprimer la femme pour enfin arriver à voir l'être humain